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Le 8 mars, journée des femmes,  est là pour nous rappeler que Carnoux compte 61 rues ou places portant le nom de personnalités, exclusivement françaises. 61, mais pas une femme !

Neuf scientifiques, tous hommes, et donc, même pas une ruelle ou une impasse (ce qui serait symbolique !) pour Marie Curie, Irène Joliot-Curie (trois prix Nobel à elle deux), ou Lise Meitner.

Sept écrivains ou poètes, alors que tout le monde sait ce que la littérature française doit aux femmes. Non, Louise Labé, Madame de La Fayette, Germaine de Staël, la comtesse de Ségur, George Sand, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Andrée Chedid, … n'existent pas.

Huit peintres ou sculpteurs, mais nulle trace de Camille Claudel, Suzanne Valadon ou Marie Laurencin*.

Et ainsi de suite au gré des musiciens, explorateurs, jusqu'aux nombreux militaires, spécificité de Carnoux, auxquels n'a même pas été accolé le nom d'une grande résistante comme Marie-Madeleine Fourcade, Danielle Casanova, Hélène Solomon-Langevin, Lucie Aubrac, Germaine Tillion ou Geneviève De Gaulle-Anthonioz. Ces grandes françaises qui ont tout autant servi la France, et souvent donné leur vie, ne manquaient pourtant pas…

Cette tendance misogyne s'est prolongée dans la dénomination des bâtiments publics. Groupe scolaire F. Mistral, salle T. Garnier, salle Fayer, stade M. Cerdan, Gymnase I. Heinrich, médiathèque A. Camus, … Toujours aucune femme.
 

Renommer l'ARTEA "salle Agnès Varda"

Nous proposerons au conseil municipal que la prochaine rue, place, placette, le prochain rond-point éventuellement nommé, honore une femme. Nous proposerons que l'ARTEA soit rebaptisée du nom d'une grande cinéaste ou d'une grande actrice. Delphine Seyrig, Jeanne Moreau, Simone Signoret, … le choix est large ! Mais notre préférence irait à Agnès Varda, qui vient de décéder l'an dernier. Féministe engagée, pionnière de la Nouvelle Vague, elle nous rappellerait aussi que la commune de Carnoux est elle-même fille de l'époque de la Nouvelle Vague, cette époque des années 1950 - 1960 qui, enfin, a commencé à donner quelques droits aux femmes…

8 mars : Carnoux, dernière ville machiste ?

* Rajout : un internaute nous signale qu'il exsiste "un chemin Marie Laurencin qui part de l'Avenue Auguste Ingres (face aux HLM du Mussuguet) et rejoint l'Allée Toulouse Lautrec". Ceci est tout à fait exact. Ce chemin de traverse non carrossable, prolongé par la traverse Pierre Puget, est long de moins de 30 mètres et n'est évidemment pas goudronné. Il n'est pas mentionné dans le plan municipal édité avec l'agenda municipal et n'apparaît pas non plus dans Google maps...